[Question écrite portant sur la réforme de l’enseignement de la conduite]

[Question écrite portant sur la réforme de l’enseignement de la conduite]

A la veille de la remise du rapport de la mission parlementaire sur l’accessibilité du permis de conduire et l’éducation routière, Sonia Krimi insiste sur la nécessité de préserver le maillage territorial des auto-écoles, notamment à l’appui de cours collectifs nécessairement dispensés au sein des établissements de conduites.

La numérisation transforme les modalités de l’enseignement de la conduite. Elle a permis l’émergence de plateformes en ligne concurrentes des auto-écoles traditionnelles.

Pour autant, la transmission des notions de partage de la route et de prise en compte de l’environnement du conducteur exige la possibilité d’échanges entre enseignants et élèves lors de cours collectifs.

Par une question écrite adressée à la Ministre en charge des Transports, Madame la Députée Sonia Krimi propose de réserver une partie de l’enseignement théorique de la conduite au sein des auto-écoles, au nom de la sécurité de tous sur la route. 

Question écrite au Gouvernement

Question déposée le 22/01/2019

Question portant sur la réforme de l’enseignement de la conduite

Mme Sonia Krimi appelle l’attention de Madame la ministre chargée des Transports sur l’importance des cours collectifs au sein des établissements de conduite pour améliorer les conditions d’enseignement du code de la route et réduire le coût du permis de conduire.

En application de loi du 6 août 2015 sur la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques, le développement du modèle d’apprentissage du code de la route en ligne permet l’enseignement des règles de conduites à distance. En l’état actuel du droit, des candidats au permis de conduire ont ainsi la possibilité de passer l’épreuve théorique de l’examen tout en ayant reçu aucun cours collectif transmis par des enseignants agréés au sein d’un établissement à cet effet.

 Si le bénéfice de l’outil numérique pour la transmission des connaissances, reconnu par la plupart des professionnels, n’est pas à remettre en cause, le caractère indispensable de la considération de son environnement et de la prise en compte du comportement d’autrui, sur la route, exigent qu’une partie fondamentale des enseignements théoriques de la conduite puissent déboucher sur des échanges entre les élèves et l’enseignant. Au demeurant, entré en vigueur le 1er janvier 2019, le décret n° 2018-715 du 3 août 2018 organisant la formation complémentaire s’inspire de ces considérations. Les formations, suivies sur la base du volontariat par des élèves déjà titulaires du permis de conduire, sont ainsi nécessairement dispensées au sein des établissements d’enseignement (article 3 du décret n°2018-715). En outre, le caractère collectif de cet enseignement fondamental peut également s’avérer un levier important de réduction du coût des enseignements.

Madame la députée interroge donc madame la ministre sur l’intention du Gouvernement d’envisager d’imposer la transmission d’un bloc de compétences théoriques au sein des écoles de conduite.

Visite du centre d’incinération d’Isséane à Issy-les-Moulineaux

Visite du centre d’incinération d’Isséane à Issy-les-Moulineaux

Accompagnée de plusieurs de ses collègues, Sonia Krimi a visité le centre d’incinération d’Isséane à Issy-les-Moulineaux en région parisienne.
Rattachée au plus gros syndicat européen de traitement et de valorisation des déchets ménagers, cette unité de production assure la combustion de 61 tonnes/heure de déchets.
L’installation alimente un réseau de chaleur urbain par la production de vapeur et d’électricité. L’énergie générée est renouvelable à 50% et permet à 200 000 personnes de se chauffer dans 22 communes environnantes.
Ceci révèle le potentiel du modèle de l’économie circulaire à promouvoir sur les territoires pour réussir la transition écologique vers un énergie de proximité, propre et bon marché.

Mission d’information : lutte contre le financement du terrorisme international

Mission d’information : lutte contre le financement du terrorisme international

Dans le cadre de la mission d’information sur la lutte contre le financement du terrorisme international dont je suis co-rapporteur, je me suis rendue du 3 au 7 décembre 2018 à New York et Washington pour rencontrer les acteurs internationaux engagés sur le sujet.

Ce déplacement s’inscrit dans la continuité des travaux de la mission qui ont débuté en juillet 2018, au cours desquels nous avons pu auditionner des chercheurs et représentants des institutions nationales en charge du renseignement financier et de la lutte contre le terrorisme. Ces premières auditions nous ont notamment permis d’identifier les freins qui ralentissent le travail d’identification des flux financiers suspects. Il est ressorti de ces premiers échanges la nécessité de consolider la coopération entre les différentes institutions nationales et nos homologues étrangers en matière de lutte contre le terrorisme.
Cette visite aux Etats-Unis a été l’occasion de dresser un état des lieux des travaux élaborés au sein des institutions internationales pour lutter contre le financement international. J’ai ainsi rencontré M. Vladimir Voronkov, Secrétaire général des Nations Unies en charge de la lutte contre le terrorisme, M. Gustavo MeMeza Cuadra, Président du Comité contre le Terrorisme de l’ONU, M. Nadim Kyriakos-Saad, directrice juridique du FMI ainsi que des représentants d’ONG. J’ai aussi pu rencontrer des parlementaires venant de nombreux pays au cours du forum parlementaire sur la sécurité où nous avons pu échanger sur les bonnes pratiques de chaque pays.

Il est nécessaire de soutenir et renforcer ces instances internationales de concertation et de collaboration contre le terrorisme. Chaque Etat doit s’engager à son niveau pour lutter contre la menace terroriste. Cette coopération est essentielle pour contrer les actes terroristes et les phénomènes de radicalisation.

Mayotte, l’île des enfants perdus de la République

Mayotte, l’île des enfants perdus de la République

[Mayotte, l’île des enfants perdus de la République]

Aujourd’hui nous célébrons le 29ème anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989. La France qui fut le 2ème pays à ratifier la Convention compte également l’un des territoires les plus pauvres d’Europe sur lequel « vivent » près de 125 000 enfants : Mayotte.
De retour au début du mois de novembre d’une mission parlementaire relative à la rétention administrative des mineurs sur l’île de Mayotte, je dédie cette journée des droits de l’enfants aux enfants de Mayotte qui, au sein des centres, et davantage encore à l’extérieur, vivent dans des conditions indignes.

Un quart de la population n’a pas accès à l’eau potable. Près de la moitié des habitats sont précaires. Nombre d’enfants vivent seuls, sans parents, dans les « bangas», bidonvilles des zones périphériques de Mamoudzou, souvent « tenus » par des propriétaires qui, tout en dénonçant l’immigration massive, exploitent clandestinement la misère juvénile venue du reste des Comores. Le plus pauvre département de France est également considéré comme le joyau de l’archipel des Comores soumis à une crise politique majeure qui pousse les habitants de l’île d’Anjouan (entre autres) à atteindre les rives de la République par des embarcations de fortune, les fameux Kwassa-Kwassa.

Les services de l’Etat sont submergés quand ils ne sont pas sommés de fermer leurs portes sous la pression du mouvement des « Mamans ». Entre les Mahorais et les Comoriens, les tensions sont intenses, le racisme est quotidien et explicite. On se croirait loin de la France. Et pourtant, depuis le milieu des années 1970, Mayotte, à la différence du reste de l’archipel, a exprimé sa volonté d’appartenir à la France. Depuis 2011, Mayotte est un département français comme les autres, un département de la République qui reconnait « que l’enfant, pour l’épanouissement harmonieux de sa personnalité, doit grandir dans le milieu familial, dans un climat de bonheur, d’amour et de compréhension ».

Bonne journée,
Sonia