Vote d’un plan de soutien inédit pour sauver nos emplois, nos entreprises et accompagner les plus précaires

Vote d’un plan de soutien inédit pour sauver nos emplois, nos entreprises et accompagner les plus précaires

Jeudi 23 avril, le Parlement a adopté un second budget rectificatif qui renforce le soutien à notre économie et élargit les dispositifs de solidarité et de reconnaissance à ceux qui sont « en première ligne ». C’est, en cumulé, un effort historique de 110 milliards d’euros pour surmonter les conséquences économiques et sociales résultant de la crise liée au Covid-19. Ce sont autant d’avancées immédiates et concrètes pour nos entreprises, nos commerçants, nos artisans et tous nos concitoyens durement impactés par cette crise.

Nous mettons en œuvre des moyens sans précédent pour protéger notre économie

Conformément à l’engagement du Gouvernement, le fonds d’urgence passe de 45 à 110 milliards €, dont notamment :

  • 42 milliards de reports de charges sociales et fiscales pour les entreprises ;
  • plus de 25 milliards pour le chômage partiel (plus de 8,7 millions de salariés concernés) ;
  • 7 milliards pour le Fonds de solidarité dédié aux TPE/PME de – de 10 salariés, aux indépendants, aux microentrepreneurs et aux professions libérales, affichant un chiffre d’affaires (CA) de moins de 1 million €, dont les activités ont été interrompues ou dont le CA a baissé de 50% sur les 12 derniers mois).
  • 20 milliards pour protéger le capital des entreprises stratégiques fragilisées. Le Groupe LaREM a par ailleurs fixé que ces entreprises devront respecter des objectifs de RSE, notamment en matière de lutte contre le changement climatique.

Face à l’urgence, de nombreuses entreprises se sont engagées pour participer à la production nationale de masques, nous les remercions chaleureusement. La majorité a proposé la diminution de 20 % à 5,5 % du taux de TVA applicable à l’achat des masques efficaces pour freiner le coronavirus ainsi qu’à l’ensemble des équipements de protection. Avec cette mesure, nous facilitons l’approvisionnement en masques en alignant leur régime fiscal sur celui des produits de première nécessité afin de mieux protéger les Français.

Nous soutenons les familles précaires impactées par la crise

Le Président de la République s’y était engagé : la majorité a voté le versement d’une « aide exceptionnelle de solidarité » pour soutenir les familles les plus modestes. Cette aide est un soutien concret et immédiat pour 4 millions de foyers, qui recevront dès le 15 mai 150 € par ménage éligible au RSA et à l’allocation de solidarité spécifique (ASS) et qui toucheront par ailleurs 100 € par enfant pour les bénéficiaires de l’ASS, du RSA et des aides au logement.

L’État est au rendez-vous de la solidarité et de la protection des plus faibles. Tout comme le sont les associations et les collectivités territoriales, qui œuvrent au quotidien et avec lesquelles nous coopérons.

Nous reconnaissons le courage et le travail de ceux qui sont en « première ligne »

L’engagement et le courage des femmes et des hommes qui sont en « première ligne » face au coronavirus depuis plus d’un mois commandaient une reconnaissance de la Nation, en direction des soignants.

La majorité a voté le versement d’une prime de 1500 € nette d’impôts et de cotisations pour les agents de la fonction publique hospitalière qui travaillent dans les départements où l’épidémie été la plus intense, et une majoration de 50% des heures supplémentaires, sans charges, taxes ou impôts.

Nous n’oublions pas pour autant les autres départements et les agents travaillant dans les services accueillant des patients Covid+ qui toucheront également cette prime. Les agents des autres services percevront 500 € et bénéficieront d’une majoration de 50% de leurs heures supplémentaires.

Conscients du surcroît d’activité exceptionnelle imposé par l’état d’urgence sanitaire, la majorité a également soutenu la proposition du Gouvernement de verser une prime exceptionnelle nette d’impôts et de cotisations (pouvant aller jusqu’à 1000 €) aux agents de la fonction publique d’État et de donner aux collectivités territoriales la possibilité de verser la prime.

Ces mesures doivent prendre toute leur ampleur dans nos territoires, j’y veillerai. Comme depuis le début de cette crise sanitaire et économique inédite, j’aurai à cœur de répondre aux nombreuses questions que se posent nos concitoyens et de continuer à faire remonter les éléments qui pourront éclairer notre action au service des Français.

Crise du Coronavirus: Réouverture des marchés dans le département de la Manche

Crise du Coronavirus: Réouverture des marchés dans le département de la Manche

Dans la Manche, les marchés ne sont toujours pas autorisés, alors que le premier confinement était normalement de 15 jours. L’interdiction des marchés était temporaire mais maintenant ça devient très long. Le monde agricole et les commerçants se demandent quand est-ce que çela va s’arrêter ? Il y a aujourd’hui un impératif de soutien pour qu’ils puissent reprendre leur activité.

Certes, il y a le décret du 23 mars 2020, qui interdit les marchés et donne en même temps le choix au préfet pour donner des dérogations.

Les maires souhaitant l’ouverture de leurs marchés demandent une dérogation au Préfet – et là je fais confiance à tous les services des mairies, ils ont largement la compétence d’assurer et de faire respecter les règles sanitaires sur les marchés.

Alors même que le ministre de l’agriculture et de l’alimentation a annoncé sa volonté que les marchés ouvrent de nouveau, c’est au Préfet de la Manche de décider de ces dérogations et d’avoir une lecture se basant également sur le caractère régulier.

J’ai alors demandé à Monsieur le Préfet d’avoir confiance comme je fais confiance en nos producteurs et nos commerçants. Organisons avec eux la possibilité de filtrages à l’entrée des marchés, des marquages au sol, une circulation à sens unique et du gel hydroalcoolique à l’entrée et à la sortie des marchés.

Il en est assez entendre que le gouvernement n’a qu’à décider la réouverture des marchés. Ce sont les mêmes personnes qui dénoncent la verticalité des décisions parisiennes.

Alors pour une fois que nous avons la main de se concerter localement, faisons-le intelligemment, en respectant les règles sanitaires et en assurant la pérennité des activités du monde agricole local !

Renforcement des mesures de soutien pour les hôtels, cafés, restaurants, des entreprises du secteur du tourisme, de l’événementiel, du sport et de la culture lors de cette crise.

Renforcement des mesures de soutien pour les hôtels, cafés, restaurants, des entreprises du secteur du tourisme, de l’événementiel, du sport et de la culture lors de cette crise.

🔒 Je sais que nous devons avoir une attention particulière pour la situation spécifique des hôtels, cafés, restaurants, des entreprises du secteur du tourisme, de l’événementiel, du sport et de la culture lors de cette crise. C’est pourquoi nous avons fait le choix de renforcer les mesures de soutien les concernants. ⤵️

▪️La possibilité de recourir à l’activité partielle sera maintenue après la reprise de l’activité pour ces secteurs.

▫️Le fonds de solidarité restera également ouvert aux entreprises de ces secteurs au-delà du mois de mai. Ses conditions d’accès seront élargies aux entreprises des secteurs concernés ayant jusqu’à 20 salariés et 2 millions d’euros de chiffre d’affaires, et le plafond des subventions pouvant être versées dans le cadre du second volet du fonds sera porté à 10 000 euros.

▪️Une exonération de cotisations sociales s’appliquera aux très petites entreprises (TPE) et aux petites et moyennes entreprises (PME) de ces secteurs pendant la période de fermeture, de mars à juin. Elle s’appliquera automatiquement à toutes ces entreprises, qu’elles aient déjà acquitté ou non leurs cotisations. Les entreprises de taille intermédiaire (ETI) et les grandes entreprises de ces secteurs ne bénéficiant pas de l’exonération automatique pourront obtenir des étalements longs des charges sociales et fiscales reportées et, au cas par cas, solliciter des annulations de dette en fonction de leur situation financière.

▫️Sur le plan fiscal, la majorité échangera avec les collectivités territoriales sur les modalités de report de la cotisation foncière des entreprises (CFE) et d’exonération de la part forfaitaire de la taxe de séjour au titre de l’année 2020.

▪️Les loyers et les redevances d’occupation du domaine public dus aux bailleurs nationaux (État et opérateurs) pour les TPE et PME de ces secteurs seront annulés pour la période de fermeture administrative. Un guide pratique sera établi à destination des collectivités territoriales qui souhaiteraient faire de même.

Tribune : pour un patriotisme touristique

Tribune : pour un patriotisme touristique

🗞 À l’issue de cette crise du COVID19, le tourisme Français aura besoin de vous !

Les Français doivent rester en France pour permettre à nos territoires de retrouver un nouvel élan. #TousSolidaires #Tousmobilisés

Pour le tourisme, les jours d’après seront déterminants.Avec l’épidémie du Covid-19, la France vit la crise la plus importante de son histoire depuis 1945. Afin d’éviter la propagation du virus et la dégradation de la situation sanitaire, les Français sont dorénavant confinés chez eux. Avec une perte estimée entre 6 et 8 %, l’activité économique a fortement ralenti et continuera de décroître dans les semaines à venir.Un plan de relance comprenant notamment des mesures destinées à soutenir l’industrie touristique sera présenté d’ici l’été.

Pour lutter contre cette récession, un plan de relance comprenant notamment des mesures destinées à soutenir l’industrie touristique sera présenté d’ici l’été. Permettre un rebond rapide de ce secteur stratégique représentant 7,2% du PIB et environ 2 millions d’emplois directs et indirects est indispensable.

Un plan de relance comprenant notamment des mesures destinées à soutenir l’industrie touristique sera présenté d’ici l’été.

Depuis près d’un mois et pour un temps encore indéterminé puisqu’ils ne pourront rouvrir le 11 mai, nos cafés, nos restaurants, nos hébergements, nos lieux culturels et patrimoniaux sont fermés. Alors que les vacances de Pâques ont débuté le 4 avril et prendront fin le 4 mai, cette période de congés, sans départ en vacances des Français, est une épreuve considérable à surmonter pour les professionnels du tourisme.

Cette filière ainsi que les services qui y sont rattachés font partie des secteurs les plus fortement impactés.

L’immense majorité des salariés est au chômage partiel, faute de touristes et de consommateurs locaux, alors que les frais de fonctionnement n’ont pas disparu. Les investissements sont gelés ou ne rapportent pas les fruits que l’on espérait quand ils ont déjà été engagés.

Le manque à gagner pour la filière est colossal, en particulier pour l’hôtellerie et la restauration qui ont déjà perdu la totalité du tourisme d’affaires et de la consommation locale. Ce sont au total 40 milliards d’euros qui pourraient manquer si la situation devait durer un trimestre et 400 000 personnes qui sont actuellement sans emploi dans ce secteur phare de l’économie.

Des mesures importantes ont déjà été prises par le gouvernement. Il faut souligner les 552 millions d’euros de prêts garantis par l’État au secteur du tourisme ainsi que les aides octroyées aux professionnels permettant une compensation des baisses de chiffre d’affaires, le report et l’annulation de charges, le recours au chômage partiel.

Les vacances d’été et les suivantes seront primordiales.

Mais tout cela ne suffira pas à permettre une reprise de l’économie touristique de notre pays. C’est pourquoi il est nécessaire de penser l’après-confinement afin de garantir la pérennité de la filière.Les vacances d’été et les suivantes seront primordiales.

Les vacances d’été et les suivantes seront à ce titre primordiales pour les professionnels. Seule une fréquentation dense des destinations françaises, y compris des territoires ultramarins, aidera le secteur à se relever. Pour ce faire, on ne peut pas compter sur l’afflux massif de touristes étrangers, eux aussi confrontés à la crise sanitaire dans leur pays.

C’est bien à la consommation et à la solidarité nationales qu’il faut en appeler. Les Français doivent rester en France pour permettre à nos territoires de retrouver un nouvel élan. Alors qu’ils étaient près de 9 millions à partir à l’étranger l’année dernière, nos concitoyens doivent se reporter sur la France, fondée sur ses terroirs, sa gastronomie, sa richesse patrimoniale, son art de vivre, et qui répond aux exigences d’authenticité, d’expérience, de proximité et de respect de l’environnement. L’heure est au tourisme de proximité et au tourisme responsable.

Alors, dès cet été et pour les prochaines vacances, restons solidaires, partons en France!

Retrouvez La Tribune que j’ai co-signé dans Le Figaro VOX ⤵️