Biographie

Elle est née à Tunis en 1982, aînée d’une fratrie de cinq filles, d’un père ouvrier chez Peugeot à Tunis et d’une mère au foyer.

Elle a suivi des études de commerce en Tunisie, qu’elle a poursuivit, en France, par une double maîtrise en commerce international et en management et contrôle stratégique et par un doctorat à Toulon, en France. Elle obtient de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur une bourse pour mener à bien une thèse en sciences économiques sur les pôles de compétitivité. Elle devient ensuite enseignante en management, comptabilité et stratégie d’entreprise à l’université Panthéon-Assas.

Elle demande la nationalité française, et l’obtient en 2012. Elle ne renonce pas toutefois à sa nationalité d’origine, au moment où le droit d’option de nationalité lui est offert en vertu des dispositions légales relatives à la nationalité prévues par le Code civil.

Elle quitte l’enseignement pour devenir consultante pour de grandes entreprises installées dans le Nord Cotentin.

Carrière politique

Elle s’intéresse au mouvement En marche ! lorsque celui-ci émerge. Travaillant principalement dans le Nord Cotentin, elle rejoint le comité local à la fin de l’année 2016 et s’y engage activement.

Alors que La République en marche choisit d’investir Blaise Mistler, issu des comités de soutien d’Alain Juppé pour les élections législatives, Sonia Krimi se présente en tant que candidate dissidente dans l’ancienne circonscription de Bernard Cazeneuve avec le soutien de nombreux militants macronistes.

À l’issue du premier tour, Sonia Krimi obtient 16,89 % des suffrages exprimés et se place en deuxième position derrière Blaise Mistler (23,76 %).

Le 18 juin 2017, elle est élue députée de la 4e circonscription de la Manche, en obtenant 60,93 % des voix.

À la suite de son élection, Sonia Krimi a intégré la Commission des affaires étrangères. Dans ce cadre, elle est nommée co-rapporteur, avec Valérie Boyer, de la Mission d’information sur la lutte contre le financement du terrorisme.

Soucieuse des questions de défense et de dissuasion nucléaire, elle devient membre titulaire de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN. Au sein de cette assemblée, elle fait partie du groupe spécial Méditerranée et Moyen-Orient, du comité politique et du comité défense et sécurité.

Elle est également membre de la délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les femmes et les hommes et de la commission d’enquête sur la sécurité et la sûreté des installations nucléaires.

En décembre 2017, sur les bancs de l’Assemblée nationale, au cours des questions au gouvernement, elle pose une question considérée par certains observateurs comme « incisive » à Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, concernant l’équilibre politique de son projet de loi sur le droit d’asile et l’immigration maîtrisée et rappelant le discours d’Emmanuel Macron à Orléans demandant « plus d’humanité et de dignité » sur l’accueil des étrangers. Dans sa réponse, Gérard Collomb souligne son « très beau parcours », précisant notamment  : « j’aimerais que beaucoup de jeunes, demain, aient le même ». Elle s’abstient lors du vote en première lecture sur l’ensemble du projet de loi pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie, le 22 avril 2018.